Kava kava -Piper methysticum-

Par Jim Mcdonald : https://herbcraft.org/index.htm

kava

Le Kava rentre dans une classe unique en son genre. Je ne connais aucune herbe comme elle (rien que je n’ai pu rencontrer ne pourrai même de loin se substituer au kava), et je la considère comme l’un des plus délicieux dons de la nature.

Il a gagné (et perdu) une immense popularité ces dernières années : loué à la fois comme « cure miracle de la nature contre le stress et l’anxiété » puis dénigrée comme hépatotoxique.
J’ai toujours considéré avec dédain ces arguments marketing utilisés pour le vendre au public.
Bien que le kava-kava détienne sans aucun doute une grande puissance lui permettant de soulager le stress et la tension, la mode de l’utilisation quotidienne comme « supplément » ne m’a jamais convenu. J’ai toujours eu le sentiment que le Kava devait être apprécié intentionnellement et non pas comme une partie d’un programme quotidien de supplémentation diététique.

Le kava est, d’après moi tout d’abord indiqué pour traiter le stress aigu qui s’installe dans le corps et la musculature. Il est particulièrement efficace lorsque votre esprit est surchargé et que votre corps est étroitement corseté par une journée infernale ce qui vous met dans l’incapacité de vous détendre.

La meilleure façon dont je pourrais décrire les effets du kava-kava est en le comparant à un bain de soleil sur la plage avec rien pour vous presser et rient à penser, allongé dans le sable tiède tellement confortablement que vous y êtes à moitié enfoncé.

C’est ici que vous installe le Kava.

Ce qui le rend si particulier c’est que c’est rapide et significativement relaxant ; le stress mental subside malgré la relaxation, et il n’y a pas de sédation.

En fait, alors que le corps se laisse aller, l’acuité mentale demeure…vous pouvez tout à fait prendre du Kava-kava en conservant vos fonctions cognitives.
Ceci toutefois dépend des doses.

De petites doses de kava sont relaxantes pour le corps et éclaircissent l’esprit notablement, des doses moyennes apaisent l’esprit et ont une action relaxant plus prononcée sur les muscles, et de fortes doses endorment l’esprit et rendent le corps chancelant.

Pensez au kava après une journée de folie au travail, des bouchons jusqu’à la maison avec des coups de klaxon, des gens qui vous font des queues de poisson, et l’incapacité de physiquement relâcher la pression quand vous arrivez finalement à destination (avec chaque parcelle de votre anatomie criant « Ouïlle » !).

C’est un substitut parfait (et une bien meilleur option) au verre « de retour du boulot » tellement cliché : le kava-kava ramène le corps à la paix.

 

Le kava est natif des îles du sud du Pacifique ; Fidji, Hawaii, Vanuatu, tous reconnus pour leur excellent kava-kava.
L’étude des traditions insulaires autour de la plante renforce le principe selon lequel le kava a la possibilité d’induire un esprit pacifié.

Le Kava est considéré comme sacré partout où il grandit, mais dans la plupart des endroits, sont usage n’est pas uniquement relégué au cérémoniel ; il a une solide tradition de breuvage récréatif consommé librement durant les rassemblements sociaux, là où les personnes sous l’enchantement du kava discutent et partagent leurs idées et leurs histoires.

Traditionnellement, le Kava est donné à des belligérants avant qu’ils ne parlementent pour atténuer l’hostilité préexistante.

Cet usage n’a pas seulement en pratique pour célébrer les armistices entre les différentes cultures insulaires, mais on y avait aussi recours lorsque des conflits de communauté ou de ménage impliquaient trop de personnes angoissées au point qu’il devenait difficile de résoudre quoi que ce soit.
Le kava aide à diffuser le ‘’Grrr ! ‘’ Sous-jacent pour que les parties opposées puisse venir autour de la table sans être prédisposé au conflit. Pensez-y quand vous voulez aborder la résolution d’une dispute avec le principe clairement établis que vous avez raison et qu’ils ont tort.
Le dicton raconte qu’ : « Il ne peut y avoir de haine en présence de Kava ». Bien que cela puisse être une surenchère idéologique, le kava est clairement une plante de l’amitié et de la camaraderie.

Ainsi, bien qu’elle soit qualifié de plante anti anxiété (ce qu’elle est), je ne pense pas que le kava soit une plante à utiliser dosée quotidiennement pour l’anxiété chronique.
Peut-être à court terme, mais il est plus efficace, je le crois, lorsqu’il est pris intentionnellement parce que vous l’appréciez et que vous en voulez (ou que vous en avez besoin…le kava peut apporter une grande aide pour l’arrêt du tabac ou d’autres vices), et non pas intégré dans un programme de prise de compléments journaliers parce que vous êtes tendus tout le temps.

Le problème de l’utilisation régulière du kava est que c’est puissant, et il peut devenir un échappatoire, ou être utilisé comme une béquille.
Au lieu de faire les changements nécessaires pour traiter les problèmes de fond qui génèrent du stress et de la tension, vous laissez le kava les masquer.
Par exemple : l’usage du kava pour relâcher les tensions et les spasmes dus à une déficience de magnésium ; c’est suffisamment fort pour marcher, mais sans traiter la carence du terrain.

Il faut donc utiliser le kava, mais aussi regarder les déséquilibres sous-jacents et s’assurer de les traiter en plus de l’usage du kava pour un soulagement immédiat.

 

Le kava fait partie de la famille des poivres, donc, comme on peut s’y attendre, il a un goût fort et pénétrant.
C’est poivré, amer-épicé, effervescent et anesthésiant (je dis parfois que ça a un goût de poussière savonneuse épicée), et dans la minute de la prise d’un extrait ou d’une infusion de kava, la bouche va devenir d’abord effervescente puis anesthésiée.
Bien que ce ne soit pas de prime abord savoureux, le goût n’est pas véritablement mauvais (vous pourriez même venir à l’apprécier), et (si vous n’y parvenez pas) l’effet anesthésiant, rend cela tolérable, comme de toutes façon vous ne sentirez plus rien la minute suivante.

Mais nous aurions bien tort de négliger (comme c’est souvent le cas) quelques-unes des autres choses pour lesquels le kava est exceptionnel…

En médecine éclectique, on attribuait au kava la propriété de soulagement de la douleur, de l’inflammation, des tensions et des spasmes du système urinaire.

Le kava fait aussi parti des herbes recommandées en cas de cystites interstitielles, et bien que certains en chantent les louanges, 7Song m’a raconté qu’il avait eu une situation d’aggravation causée par le kava (l’aggravation n’étant pas exceptionnelle en cas de cystite interstitielle).

Je l’ai utilisé dans quelque cas et il semble être généralement un antispasmodique /relaxant bien plus efficace, que le Yam sauvage où la lobélie (bien que la lobélie paraisse plus spécifique des spasmes sévères où moment où ils commencent à décroitre).

Les éclectiques le recommandent chaudement pour l’énurésie :
Citation de King :

« c’est un remède de l’incontinence urinaire nocturne pour les jeunes et les vieux, lorsqu’elle est due principalement à une faiblesse musculaire ».

Il est intéressant de noter que de nombreux rapports des éclectiques mentionnent spécifiquement son usage pour la faiblesse et l’état flasque des tissus urinaires, bien qu’il soit mentionné pour ses effets relaxants.

Aussi indiqué pour les situations de pyuries (mucus/pus dans les urines), ces usages suggèrent tous une astringence passée inaperçue en dehors du système urinaire.

L’herbaliste Cherokee David Winston utilise le kava pour les fibromyalgies, le combinant fréquemment aux teintures d’actée à grappe et d’ashwaganda.
Ellingwood nous rapporte son usage pour les rhumatismes, combiné également à l’actée à grappe.

Les autres indications sont les névralgies faciales et dentaires.
Je l’ai aussi utilisé pour les douleurs dentaires: Douleurs avec incapacité de se reposer et de l’anxiété sont des indications spécifiques.

J’ai eu l’écho d’un débat pour savoir si le kava pouvait ou non être considéré comme aphrodisiaque.
C’est un terme problématique, au mieux, mais je peux dire que si le sexe, où l’intérêt au sexe, est inhibé par l’anxiété et la tension musculaire, alors le kava pourrait aider.
Sa saveur épicée indique aussi qu’il stimule la circulation périphérique, ce qui peut être une aide aussi .

Donc pour les personnalités froides, anxieuses et tendues, cela me semble tout indiqué. Les personnes déjà suffisamment détendues ont déclaré que « ça les endormais ».

Ellingwood écrit au sujet de son usage cutané : la teinture diluée soit avec de l’eau, soit avec de la glycérine (1 part de teinture de kava, 2 parts de glycérine), pour les prurits, de la vulve ou de l’anus (je soupçonne ici qu’il agit à la fois comme anesthésiant de le zone affectée mais aussi comme antifongique, tueur de germes, ce qui le rend utile pour les démangeaisons associées aux irritations de candida.

Je peux témoigner de cas ou des personnes ont essayé cela avec des résultats extrêmement impressionnants.
(Je suis ici obligé d’admettre que oui, j’ai en effet dit à ces femmes que d’appliquer de la teinture de kava -même diluée- en de tels endroits allait de toute évidence causer de grandes douleurs.
Bien sûr, n’importe quel alcool est douloureux, mais de l’alcool imprégné de kava chaudement épicé ? Pratiquement tout le monde était d’accord ensuite pour convenir que c’était vrai.
Une femme m’a dit que cela lui a permis une nouvelle appréciation de l’engourdissement qui s’installe rapidement après la prise, qui prise de façon orale n’avait jamais été à son gout.
Jusqu’à maintenant, tous ceux qui l’ont essayé n’ont eu que des résultats très impressionnants. Mais cela ne représente pas beaucoup de monde (et c’est effectivement difficile à vendre), bien que quelques-uns aient assuré que ça fonctionnait bien mieux que tout ce qu’ils avaient pu essayer avant et que l’agonie temporaire valait le coup.
Je vais probablement fabriquer quelques suppositoires avec de l’huile de coco infusée, ce qui devrait faire une bonne extraction du kava, tout en éliminant l’effet Yahooooou !! De l’alcool.

Les Physio médecins ont dédaigné le kava :
William Cook a écrit dans son recueil de la Nouvelle Materia Medica que:

« le pouvoir intoxicant du kava-kava est très prononcé, et induit une forme de somnolence toxique, pour laquelle les natifs de Nouvelle Zélande et des autres îles l’utilisent, les Européens suivant leur exemple. Au début de la prise il produit une sensation de brûlure et augmente le flux de salive et d’urines, suivi d’un engourdissement marquant la dépression de toutes les fonctions. Il cause une perte complète de sensibilité dans la bouche, la gorge, et les autres parties où il pourrait être appliqué ; et constitutionnellement, il produit une insensibilité générale, diminue et finalement détruit les actions reflexe, causant la mort par paralysie. Il augmente initialement l’action cardiaque puis la réduit ; d’abord stimule puis diminue la respiration, et termine par paralyser cette fonction. Son effet principal est sur l’axe spinal et avec lui les nerfs sensitifs. Tout le soulagement qu’il peut procurer est le soulagement correspondant à la paralysie sensorielle ».

Je t’aime William Cook, mais je pense que ton admirable avis a ici manqué son objectif.
Evidemment, T.J Lyle est d’accord avec moi ; quand il avance que le kava est

« un diurétique stimulant et relaxant, tonique altératif d’action sur les nerf. »

Préparations :

  • Personnellement, mâcher de petits morceaux de racines est devenu mon mode d’utilisation favorite, bien que beaucoup ne partagent pas mon gout pour cette saveur. Il y a aussi d’épaisses fibres dans la racine qui nécessite de recracher, car elles ne se dissolvent pas aussi bien que le reste.
  • La teinture est particulièrement utile et efficace, portant relativement bien les vertus du kava (veiller à n’utiliser que des variétés nobles de kava ; plus d’informations à ce sujet par la suite):

Pour de la racine séchée, un alcool à 65° – 75° me semble le plus indiqué ; pour de la racine fraîche, prévoir de l’alcool à 95°.

  • Une infusion à l’eau peut être moyennement efficace, mais n’extrait pas bien les composants de la racine.
    Décocter la racine peut aider, bien que ce ne soit généralement pas la façon dont je réalise mes préparations à base d’eau.
  • J’ai toujours considéré les gélules comme étant inefficaces, bien que j’aie déjà rencontré des personnes les ayant trouvés utiles.

Une bonne recette pour une boisson de kava traditionnelle est de prendre 15 grammes de poudre de kava, deux cuillères à soupe de crème ou de lait de coco et de le fouetter dans 115 ml d’eau pendant une minute ou deux. Filtrer le mélange au travers d’une étamine (il doit y avoir de la pulpe dans votre boisson) et pressez la poudre humide. Rajouter 60 ml à la pulpe, fouettez, et filtrez à nouveau, pressant autant de liquide de la pulpe de kava que possible.
Ou alors vous pouvez mettre 90 gr de kava en poudre dans un large sac en toile (j’utilise un hop bag comme les micro-brasseurs (hop bag ), et malaxer dans 750ml de lait de coco et d’eau.

Pour renforcer le tout j’ajoute une ou deux pipettes de teinture de kava par tasses. Le résultat donne un aspect un peu boueux, mais très puissant.

La recette authentique traditionnelle implique de mâcher beaucoup de racines de kava-kava fraiche, de recracher la pulpe dans un bol que l’on remplit d’un peu d’eau, puis de filtrer et de boire (appétissant non ?). En fait, cette méthode est la meilleure que je connaisse pour le préparer, bien qu’il faille de la racine fraîche.
Je l’ai essayé et j’ai beaucoup aimé ; c’était même le meilleur kava que je n’ai jamais bu… bien que ce soit difficile à proposer à la famille et aux amis en visite…

« Oh salut ! Je viens de mastiquer un peu de kava, vous en voulez? « 

 

Il me faut aussi absolument faire les louanges du macérât huileux de kava:

  • Réduire la racine en poudre, et recouvrir d’huile (je ne mesure généralement pas les poids et quantité pour les huiles, juste à l’œil).
  • L’huile d’olive est bien sur ok, mais un bon mélange pour massage et : 3/4 parts d’huile d’amande douce et 1/4 d’huile de sésame.
  • Infuser les huiles pendant quelque jour, voir une semaine.
  • Elle devrait être sombre et avoir une odeur terreuse, riche.

Appliquer généreusement. C’est juste incroyable. Je le doit à Rob Montgomery, qui était le fournisseur original des trucs bien de la Botanical Preservation Corp.

L’huile de Kava relaxe les muscles ; c’est très appréciable pour un massage…un peu comme si ça levait les tensions obstinées qui ne voudraient pas partir.
Il est aussi prouvé que c’est d’une grande aide lorsque les tensions empêchent l’intimité. Mais c’est encore meilleur en application quotidienne si vous savez que vous avez des tensions musculaires chroniques dans un endroit.
Le haut des épaules et la nuque contractée tous les jours ? Appliquez de l’huile de Kava tous les jours.

Reconnaissez les schémas. Brisez les schémas.

Notifications et contre-indications:

  • Globalement, ne pas utiliser Durant la grossesse.
  • Ne pas conduire ou manipuler de choses dangereuses si vous vous avez pris du kava; la coordination est significativement dégradée à hautes doses.
  • Ceci n’a pas besoin d’être limité aux « machines lourdes », un skateboard peut aussi poser problème.
  • Soyez responsable, commencez à de faibles doses et prenez conscience de la façon dont vous réagissez…certaines personnes sont particulièrement sensibles au kava et il en faut parfois peu pour avoir beaucoup.
  • Aussi, différents kavas peuvent avoir différents effets, avec certains modifiant plus l’humeur, alors que d’autres seront plus puissamment relaxants pour le corps.
  • Ne pas mélanger avec l’alcool ou d’autres médications : une étude suggère que les variétés de kava connues sous le nom de « Tudei » ou « Isa » dont la teneur est élevée en flavokavaïnnes B peuvent abaisser le seuil auquel les acétaminophènes sont hépatotoxiques.
  • Faire usage de beaucoup de kava trop souvent peut assécher la peau et causer de sévères dermatoses, (ce phénomène a été associé aux variétés de kava riches en kavalactones Desmethoxyangonin/DMY, Dihydromethysticin/DHM and Yangonin/Y)  qui se résoudront a l’arrêt de l’abus de kava.

Il vous faudra vraiment dépasser les limites pour que ceci soit un problème, bien que si vous souffrez déjà de psoriasis ou de d’eczéma, vous pourriez être plus sujet à cet effet secondaire.

  • Certaines personnes qui essaient le kava ont des maux de tête et/ou des désordres digestifs qui peuvent durer jusqu’au lendemain comme une « gueule de bois ».

Bien que cela puisse être une indication que le kava ne convienne pas à votre constitution, il se peut aussi que votre kava soit une variété Tudei ou Isa qui contiens  des flavokavaïnnes B.
« Tudei », viens en fait de « two days (deux jours) », laissant sous-entendre que vous pourriez « ressentir les effets de ce kava pendant deux jours ».

Malheureusement cela signifie que vous ne bénéficiez pas des qualités positives communément associées au kava, mais des effets secondaires persistant que ressentent certaines personnes.

J’ai rencontré des personnes qui ont essayé le kava avec cette réaction mais qui n’ont aucune idée de type de kava qu’ils utilisent, parce qu’a l’inverse du café, du cannabis ou même des pommes, nous appelons le kava juste « kava » et il est rare que le producteur vous dise de quelle variété ou chémotypes il s’agit.

Si vous avez déjà eu cette réaction et que vous vous sentez de le « risquer » à nouveau, essayez de trouver un kava noble ; un qui a un long passé d’utilisation et qui a remporté les hommages de sa variété parmi les îles du pacifique qui le cultivent.
Par ailleurs, des tests de variétés nobles de kava sur différentes îles montre qu’ils ne contiennent pas de flavokavaïnnes B.
La Kava Society de Nouvelle-Zélande stipule:

« Bien qu’il ne soit pas encore clairement établis le niveau de dangerosité des kava tudei (et il est possible qu’ils ne soient pas nécessairement plus dangereux que l’alcool ou des antidouleurs populaires), ils sont assurément en mesure d’être la cause de certains effets secondaires indésirables (tels que nausées, « gueule de bois kava » ou dermatites) et ne sont assurément pas compatibles avec une consommation régulière. »

Il y a quelques années, le kava était sous le feu des projecteurs, associé à de sérieuses maladies hépatiques, où défaillances fatales.

Maintenant, les informations sur le kava sont fréquemment accompagnées d’avertissement sur les complications hépatiques.

Ce qui a ajouté à la confusion des herbalistes, car cette plante a un historique particulièrement long d’utilisation sûre sans complications sérieuses.
Alors que nous en apprenions plus sur les « rapports d’évènements », il est apparu clairement que dans de nombreuses occurrences, l’alcool et d’autres drogues (à la fois pharmaceutiques et récréatives) aient pu jouer un rôle, et plusieurs herbalistes ont basé leur défense du kava sur l’hépato toxicité connues de ces autres substances.
Quoi qu’il en soit, de tels effets secondaires et risques vitaux ne doivent pas être ignorés, et ne devraient pas être écartés trop rapidement juste parce que vous aimez une plante.

Bien que la cause de ces réactions ne soit encore pas totalement éclaircie, certaines possibilités ont été présentées :

  • Dans un grand nombre de produits commerciaux, les feuilles et les tiges de kava ont été ajoutés aux racines, et ces parties de la plante contiennent un alcaloïde toxique du foie, la pipermethystine absent des racines.

Cet alcaloïde « diminue significativement le niveau de cellules ATP, le potentiel des membranes des mitochondries, et induit l’apoptose comme le mesure le relâchement de caspase-3 après 24 heures de traitement. Ces observations suggèrent que la pipermethystine, plutôt que les kava lactones, est capable de causer la mort cellulaire, certainement par la perturbation de la fonction mitochondriale . »
Dans les études qui compare les effets de la pipermethystine aux différents kavas lactones, la toxicité a été observée chez le premier mais est absente du dernier.
Pour faire simple, les sociétés de compléments ont essayé d’augmenter leurs profits en utilisant des variétés moins chères, des tiges et des feuilles normalement non utilisées, bien que dans les cultures traditionnelles du pacifique sud il est uniformément exprimé que seul la racine est la partie devant être utilisée.

Je connais des cultivateurs et des distributeurs de kava qui m’ont confirmé que des sociétés ont essayé d’acheter ces parties de la plante.

Sous cet éclairage, désigner le kava-kava (la plante dans sa totalité) comme toxique, reviens à déclarer que la rhubarbe (dans sa totalité) est toxique, plutôt que de reconnaitre que les racines et les feuilles de rhubarbe sont toxiques alors que les tiges ne le sont absolument pas.

  • Il pourrait y avoir un problème avec les extraits fortement concentrés de kava dans le temps:

Les extraits concentrés de kava sont parfois présentés sous forme de pâte de kava lactones qui ne représente pas l’intégralité de la plante kava… J’ai le sentiment que si nous altérons l’équilibre naturel des constituants d’une plante et les concentrons intensément, nous pourrions également altérer son innocuité relative ; la concentration non naturelle d’un des constituants principaux ou groupe de constituant pourrait présenter un danger où des effets secondaires qui n’existeraient pas dans la plante utilisée dans son état naturel.

  • C’est également le cas des extraits de kava qui ont recours à des solvants pour extraire et concentrer les kava lactones, car ils concentrent aussi les alcaloïdes hépatotoxiques que l’on retrouve dans les feuilles et les tiges, comme d’autres composants tels que la flavokavaïnnes B (nous savons d’après les recherches qu’une extraction à l’eau de kava tudei a moins de flavokavaïnnes B que ceux extraits à l’acétone ou l’éthanol).
    Je ne peux que frémir à l’idée d’extraits à l’hexane où acétone pour les plantes.

 

  • Il est aussi tout à fait possible qu’a un moment donné, les racines aient moisies durant le processus (ce qui est d’autant plus probable lorsque l’on utilise de grandes quantités de racines nécessaires aux préparations commerciales), ayant pour conséquence la contamination par des mycotoxines hépatotoxiques.
    Même en plus petites quantités (quelque kilos), la moisissure de racines fraiches peut être fréquent si le temps de transport est trop long (ce qui nécessite pour nous qui sommes loin de la côte est de se ruiner en transport express, bien que j’ai pu voir du kava arriver conforme en 2 à 3 jours).

 

  • Une autre théorie concernant l’hépato-toxicité concerne l’usage de kavas « non nobles » type tudei noble » implique une variété testée et d’usage historique) qui pourrait contenir des constituants tels que la kavaflavonneB, introuvable dans les variétés nobles.
    Le chercheur den kava docteur Chris Xing  dit :

 

« Le kava était utilisé comme anxiolytique depuis un grand nombre d’années, et fût retiré du marché en raison de quelques rares cas d’hépato toxicité observé parmi certain utilisateurs. Il a été récemment découvert que le risque d’hépato toxicité est dû à l’usage d’un mauvais cultivar, non recommandé pour un usage traditionnel…Les kavas tudei contiennent un niveau élevé d’un certain types de composés chimiques qui épuisent les glutathions, et compromettent la fonction hépatique, la fonction de détoxification, pouvant contribuer à l’hépato toxicité observée chez certains consommateurs de kava ».

Un autre chercheur, Mathias Schmidt, propose un raisonnement légèrement différent pour éviter les kavas non nobles / tudei liés à l’hépato toxicité de la flavokavaïnnes B et la gueule de bois de kava qui justifie son nom de « tudei » (deux jours) :

« Pourquoi éviter les kava tudei ? Tout simplement parce qu’il existe suffisamment d’expérience historique prouvée d’innocuité avec l’usage des racines de nobles kavas :
Les kavas tudei donnent mal à la tête, la nausée et la gueule de bois.
Dès que les kavas tudei ont intégré le marché international, les cas d’hépato-toxicité sont apparus de nulle part, tous reliés au même produit, celui qui contenait du kava tudei.
Quand du kava tudei a été exporté en Nouvelle Calédonie en grande quantité, des cas d’hépato toxicité ont aussi été observés et documentés.
C’est pour moi suffisamment convainquant pour n’utiliser que les variétés de kava nobles, et pour m’orienter vers les traditions du pays d’origine. Pourquoi devrions-nous utiliser des variétés qui ont été évitées par les populations locales pendant des siècles ? Les Tudei ont été mis sur le marché pendant 18 mois, avec une accumulation de rapports sur des effets néfastes. Le Isa à été utilisé durant moins longtemps, et n’a jamais été prévu d’être cultivé pour la consommation lorsqu’il a été introduit à Hawaï dans un but de recherche… Donc pour moi, la question est : pourquoi devrions-nous boire de la saloperie de seconde zone plutôt que ce qui est bon ? »

Donc, voilà : évitez l’usage de kavas non nobles / tudei ainsi que la variété Isa.

Ma suggestion est que si vous utilisés le kava, restez concentrés sur les variétés nobles de kava-kava de vendeurs reconnus (l’altération de kava noble avec de l’Isa s’est déjà vu), ou leurs extraits dont vous savez qu’ils sont fait par eux.

Je trouve que l’eau, les liquides gras comme la crème ou les différentes boissons dites « végétales », les huiles pour les applications cutanées et l’éthanol (bien que cela va concentrer les flavokavaïnnes B des kavas tudeis, à ne donc pas utiliser) sont des solvants acceptables.

Bien que je n’aie aucune crainte concernant le kava-kava que j’utilise, il dépend de chacun de décider pour eux ce avec quoi il sont en confiance.

J’espère que toute ces informations vous aiderons à faire des choix éclairés.

 

 

 

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