La Violette

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Nom scientifique : Toute les espèces Viola
Famille : Violaceae
Aspect énergétique : froid, humide
Action fondamentale : Principalement émollient (crée un film hydratant), astringent (ressert les tissus), amer comme l’indique le gout. Certaines espèces ont des fleurs aromatiques.
Ici dans ma maison du sud est du Michigan, les premiers jours de mars se sont réchauffés donnant un avant-goût du printemps bien qu’il y ait encore quelque centimètres de neige pouvant faire mentir la promesse de tendres pousses vertes.

Récemment, dans mon jardin encore gelé je regardais sous une croûte de 20 cm de neige sous laquelle dorment une multitude de violettes. J’arrive à ressentir furieusement ces violettes.
Il y a plusieurs espèces de violettes, et en tant que genre, elles sont prolifiques… le site USDA   indique que l’espèce Viola pousse dans tous les états et provinces d’Amérique du Nord, bien qu’il soit important de noter que 33 espèces sont menacées ou en danger dans au moins une partie de leurs implantations. Heureusement, la plupart des espèces tend à pousser en stations abondantes, recouvrant le sol de leur feuilles (souvent) en forme de cœur et accueillant le printemps avec leur délicate fleuraison.

Malgré leur nom commun de ‘’violette‘’ les fleurs vont du plus pâle des bleus à jaune et blanc en plus du violet que l’on imagine. La heartsease pansy, où Viola tricolor, nous offre trois couleurs en une, mais je ne l’ai pas encore vu pousser dans la nature dans la zone du Michigan où je vis.

Il est intéressant de noter que les fleurs printanières de la violette ne sont  pas des fleur reproductives, celles-ci apparaissent à la fin de l’été et sont d’un vert discret.
Les fleurs printanières de la violette sont donc considérées comme une célébration de la vie, le renouveau du printemps, et on leur prête de bannir le désespoir ainsi que de ‘’réconforter et renforcer le cœur’’.
Je récolte les feuilles et les fleurs chaque printemps et j’ai observé que, le plus vous les ramassez, le plus de nouvelles feuilles (mais pas de fleurs) continuent de pousser. Ainsi, la plante est disponible pour une consommation toute l’année. Lise Wolff  de Minneapolis préfère ramasser les feuilles plus tardives dans l’été.

Je trouve les violettes assez fragiles, donc assurez-vous de les stocker dans un bocal en verre à l’abri de la chaleur ou de la lumière.

Les qualités émollientes et nutritives sont plus stables que les actions lymphatiques. Les graines et les racines de violette continent un élément à action émétique (vomitif), et ne sont pas généralement utilisés.

Comme mentionné plus haut il y a des espèces de violette en voie de disparition. Soyez informé du statut de ce que vous ramassez dans votre région. ‘’Il y en a beaucoup’’ ne suffit pas ;

On peu trouver une abondance locale parmi une raréfaction régionale.

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Médicinalement, ‘’les violettes’’ (globalement, les membres du genre paraissent interchangeables) sont une démonstration exemplaire que d’immenses bénéfices n’ont pas besoin d’être associés à une puissance dramatique où une intensité médicinale… quelque chose que nous devrions tous garder à l’esprit.

Du point de vue fondamental, les violettes nourrissent.

Avant tout choses : mangez-les. Elles sont délicieuses ; quand les feuilles sont jeunes et tendres, elles sont douces et un goût de verdure ; quand elles seront plus âgées, certaines espèces développent de l’amertume, peut-être de l’astringence. Ajoutez les à loisir dans les salades et ramassez en en chaque fois que vous passez par là.
Curieusement, pour autant que les infusions nourrissantes soient monnaie courante dans la communauté herbaliste, les violettes sont toujours à mon avis, pas suffisamment préparé en tant que tel.

Les violettes sont riches en minéraux, et ont une abondance de vitamines A et C. elles sont une alternative où un ajout parfait pour ceux qui utilisent l’ortie et trouvent que l’action diurétique a un effet trop asséchant pour leur constitution. Alors que beaucoup suggéreront d’ajouter de la guimauve  ou de la réglisse  (je n’ai personnellement jamais aimé le gout de la réglisse), je trouve que la violette est un complément bien meilleur.
Et, pour ceux qui ont une constitution très sèche, ils devraient penser à ajouter quelques orties à leur infusion de violette.
Afin d’extraire de manière optimale les nutriments des violettes, ajouter 30 grammes de fleurs et feuilles à 250 ml d’eau frémissante et infuser tout la nuit. Un merveilleux thé à siroter peut être obtenu en infusant n’importe quel quantité de fleurs/feuilles séchées ou fraîches dans de l’eau chaude jusqu’à ce qu’elle soit à température.

Bien que les nutriments soient moins bien extraits de la plante fraîche, l’infusion a juste un gout sain et plein de santé. Hachez fin les feuilles fraîches pour optimiser l’extraction.

Oh, attendez…comment savoir si vous êtes de constitution sèche ? C’est une bonne question. Avez-vous souvent la bouche sèche ? La gorge ? Si vous avez un rhume de tête ou de poitrine, est-ce que votre mucus a tendance à être fin et sec, contrairement à congestionné et encombré ? Votre peau est-elle sèche ? Avez-vous tendance à avoir une urine plus sombre, plus fortement odorante ? Ce sont de bons indices. Bien sûr, l’hydratation et l’ajout de d’huiles et graisses de bonne qualité dans la nutrition est important.
Mais la violette va aider en plus de cela, spécifiquement pour la sécheresse des membranes muqueuses.

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Les violettes contiennent des mucilages qui a eux seul détiennent une portion substantielle de ses mérites médicinaux : cette qualité peut facilement être expérimentée en mâchonnant simplement les délicieuses feuilles et fleurs qui libéreront leur glissants mucilages …. Le plus elles seront mucilagineuses, plus forte seront les vertus médicinales associées.
Les mucilages tapissent, calment et lubrifient les tissus, ce qui apaise la douleur de l’inflammation et améliore la guérison de ces tissus. Les feuilles fraîches peuvent être mâchées pour un gorge douloureuse (essayez d’en garder un paquet dans la joue, comme le font ceux qui chiquent), où une teinture où un thé de la plante. Les mucilages aident aussi à fluidifier et expulser le mucus des poumons quand il est trop sec quand la toux n’y parviens pas.
Une infusion tiédie de feuilles de violette sèche ou fraîche peut être transformée en spray nasal en ajoutant un quart de cuillère à café de sel par bol de 240ml d’un bon infusé. C’est merveilleusement apaisant quand la sécheresse accompagne l’inflammation des sinus.

La même préparation peut être utilisée en soin oculaire assez impressionnante ; utilisez quand les yeux sont sec, quand de cligner est comme de se frotter les cornées au papier de verre.

Que ce soit en rinçage nasal ou pour les yeux, c’est une bon allié d’autres herbes: plantain, feuille de fraisier où salicaire (j’utilise presque toujours du plantain).
Les violettes ont la réputation d’une action laxative ; résultat des mucilages participant à la lubrification des intestins, aidant au passage des selles gênées par la déshydratation. Au fil du passage, ça aidera à apaiser l’inflammation corollaire.
Pour véritablement exprimer l’intégralité du potentiel des violettes, les infusions sont à préférer aux teintures, si l’on considère qu’elles fournissent un volume de liquide permettant de baigner et revêtir les tissus du système digestif.

En externe, l’huile où le baume de violette aide à apaiser l’inconfort des hémorroïdes : appliquez largement.

Faire un bain de siège infusé peut de la même manière apporter du réconfort.

Les feuilles de violette séchées, peut être avec un peu de miel, peuvent être appliqués sur les cors et peuvent parfois attendrir les callosités et les peaux dures. Elles feront aussi un cataplasme approprié pour tout gonflement chaud, enflammé, que ce soit piqûre où brûlure.


Les violettes semblent aussi agir notamment au niveau lymphatique, et sont plutôt utiles dans les états de congestion aiguë.

Si vous tombez malade, que vos glandes sont gonflées, sensibles et chaudes au toucher.

Par voie interne où externe, les violettes peuvent être d’une grande aide.
J’ai tendance à utiliser la teinture de plante fraîche pour l’usage interne, bien que je puisse en ajouter au thé de feuilles et fleurs sèches, d’autant plus si les amygdales sont gonflées et enflammées.

L’application externe est généralement immédiatement calmante.
Les violettes peuvent aussi s’adresser à des blocages lymphatiques plus anciens, vu que ça ‘’adoucis’’ les rigidités empêchant la fluidité.
Donc ces glandes: sensibles, gonflées, et chaudes-au –toucher ?

Elles ne sont maintenant plus sensibles et chaudes au toucher, mais elles sont toujours gonflées, et elles sont dures quand vous appuyez dessus.

Dans ce cas, je pense que la violette se marie bien avec une petite quantité de Phytolacca americana.
Comme la violette, en teinture interne (1-3 gouttes mélangé à 60 gouttes de violette) et en externe avec une huile de violette infusée avec pas plus d’un quart d’huile de racine de phytolacca fraîche.
Phytolacca americana, seul, est irritant et stimulant et peu souvent causer de l’inflammation ; la violette équilibre et absorbe ces effets tout en accompagnant la résolution de la glande lymphatique congestionnée.
La violette est particulièrement bien considérée pour résoudre les gonflements et les rigidités dans la poitrine. Principalement constituée de tissus lymphatiques, c’est assez logique et j’ai utilisé l’huile de violette en externe pour des situations de fibroses kystiques, de canaux de lactation bouchés et des mastites.
Occasionnellement, si j’ai besoins que quelque chose de plus actif, j’ajouterai de l’huile de phytolacca, comme précédemment, mais pas comme une règle systématique… Je me suis souvent rendu compte que la violette se débrouille bien par elle-même et n’a pas besoin d’être poussée à l’action immédiatement avec des herbes plus fortes.

Je sens qu’il est plus important de faire pénétrer l’huile en massant, et non pas simplement frictionner, sachant que le massage lui-même va aider à dégager les tissus lymphatiques encombrés.
Il y a un grand nombre de références en médecine herboriste de l’usage de la violette pour le traitement du cancer.

Hildegarde Von Bingen assure qu’elle « dissous les duretés » dans le corps, faisant probablement référence aux tumeurs, mais aussi potentiellement à la situation de fibrose kystique de la poitrine. Hildegarde faisait un onguent de violette avec de l’huile d’olive et du suif de bouc…ce qui serait sans doute une excellente préparation (les graisses animales sont aussi bonnes, parfois meilleures, que les graisses et huiles végétales pour extraire et redistribuer les vertus des plantes) mais, du fait que le suif de bouc est un peu dur à trouver de nos jours, la cire d’abeille peut aussi être utilisée, bien que du suif où du lard d’une autre source peut être une excellente option ( cherchez des fournisseurs éthiques sur Local harvest ).

Tobyn Denham et Whitelegg disent dans la Tradition Herboriste de l’Ouest  que la référence explicite la plus contemporaine date de 1902. A Modern Herbal par Maud Grieve  , en 1931 fait référence à l’usage de violettes dans le traitement du cancer de la gorge et de la langue par l’usage prolongé d’une forte infusion, et d’un baume où cataplasme appliqué à l’extérieur des tumeurs.

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A partir de là, les références abondent, mais généralement sans précisions où citations. Je pense qu’il est important de comprendre que le cancer est une maladie complexe systémique, et nous serions bien naïfs de penser que les violettes, ou n’importe quel autre traitement, pourrait être une cure pour le cas de qui que ce soit. Il est souvent fatal de tomber dans l’état d’esprit : ‘’ xxxx soigne le cancer’’. Le cancer n’est pas un élément isolé ; il y a une énorme différence entre un lymphome et un cancer du sein, autant par leur nature que par leur mode de soin.

Nous devons aussi nous souvenir que si nous pratiquons de manière holistique, nous devons nous concentrer sur les personnes individuellement, et non le nom d’une maladie.
Ça ne veut pas dire que la violette ne sera pas appropriée.
Ça ne suggère pas que vous ne devriez pas essayer si une situation indique l’usage de la violette.

En fait, le fardeau du cancer (et de ses traitements) présente souvent un état qui indique l’usage de violettes.

Essayons juste de nous souvenir d’être vigilant des dangers de ‘’l’herborisme par mot clés’’ et de la simplification des conditions complexes qui nécessitent un soin personnalisé et nuancé.

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Les violettes, comme la reine des prés, la gaulthérie et le bouleau, contiennent du salicylate de méthyle, duquel est dérivé l’aspirine, bien qu’il semble exister en plus faible dosage dans ces autres herbes.

Nicholas Culpeper  déclare que les violettes ‘’allègent la peine dans la tête causée par le besoin de dormir.’’ Johann Christopher Sauer, un herboriste colonial, suggère d’appliquer de l’huile infusée de violette et de rose pour les ‘’maux de tête fiévreux’’. Les feuilles fraîchement écrasées étaient appliquées de la même manière, tout autant que l’usage d’infusions et de sirops de fleurs, à des zones corporelles variées pour soulager toutes sortes de peines et d’inconforts.
Mais réduire cela à ‘’Oh, tu peux utiliser les violettes pour un mal de tête au lieu de prendre une aspirine/ibuprofène/acétaminophène’’ est bien trop réducteur…

On ne peut simplement réduire l’action d’une plante l’action d’un constituant individuel.

Les violettes contiennent effectivement du salicylate de méthyle, oui, et auront donc à ce titre une action anti-douleur et anti-inflammatoire.

Mais l’usage de la violette en nourriture de base suggère que ce n’est pas une action prédominante. Aussi, le salicylate de méthyle pur a une forte odeur de gaulthérie : est-ce une odeur prédominante dans vos violettes ?

J’ai noté qu’il était plus probable que ce soit le cas dans les feuilles plus âgées, mais même là, c’est subtil. Si nous considérons d’un point de vue traditionnel le soulagement de la douleur en utilisant la violette, les symptômes sont toujours liés à la chaleur, et, bien que sa contenance en salicylate de méthyle joue un rôle, ce n’en est pas l’alpha et l’oméga.

Pour le traitement de maux de tête, peut être que de la teinture de Stachys (pour les tensions de la tête / esprit) ou de passiflore (pour les bruits mentaux incessants) dans un thé de violette serait un meilleur mode d’action que d’imaginer la violette en ‘’aspirine de la nature’’.

La violette est aussi l’exemple des qualités pour lesquelles nous n’avons pas de termes appropriés.

Voici quelque phrases trouvés dans d’anciens ouvrages : ‘’apaise/élève l’esprit’’ ; ‘’renforce / réconforte le cœur’’…et il est donc tentant d’essayer de l’insérer dans la classe des herbes du système nerveux.
Mais les violettes n’agissent pas sur les nerfs.
Pas vraiment.

Ou bien (que je précéderais d’un :’’chting !’’) anti-dépressant.
Mais ce ne serait pas juste non plus, et généralement ce n’est pas une ‘’propriété’’ d’une grande aide à utiliser en herborisme.
Ce que les violettes font pour ‘’l’esprit’’ ou le ‘’cœur’’ est ce qu’elles peuvent faire pour le reste du corps ; elles nourrissent, renforcent et calment.

Et je trouve que les indications physiques jouent un rôle pour la violette aussi.

Un tempérament chaud et sec (comme le l’humeur du tempérament colérique) qui tend à être frustré et en colère (disons ‘’tête brulée’’) est particulièrement réconforté par la violette.

Les enfants qui répondent au stress en hurlant et en criant jusqu’à ce qu’ils soient écarlate ?

Exactement.

Oh, et il n’y a pas que les enfants qui font cela.
Voilà, la violette n’est pas exactement le meilleur remède (bien qu’il complémente bien la scutellaire ), mais elle est bien mieux indiquée quand vous voyez une explosion gronder, ou bien si vous avez noté que de tels événements augmentaient en fréquence…peut être qu’une échéance approche ?

Les violettes sont aussi bénéfiques pour les personnes qui réagissent au stress (ou à la vie en général), avec rigidité.
La violette adoucis. Elle inspire de la flexibilité.

Un peu de ‘’douceur’’.

Si la personne qui en a besoin est froide de constitution (froid et sec comme opposé à chaud), ajoutez simplement un peu d’aromate ou d’épices réchauffant pour contrebalancer sa nature refroidissante.

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Faisant l’inventaire des vertus de la violette, le degré auquel elle est sous-évaluée est évident.

William Cook, le physio médecin, ne mentionnait pas la violette dans son Dispensaire Physio-Médical. Pas plus que l’éclectique Finely Ellingwood dans sa Materia Medica Americaine. Felter et Lloyd, dans le Dispensaire Americain de King, la cite, mais ne procure que peu d’informations et semble appliquer les propriétés émétiques des graines et racines à l’ensemble de la plante.
Ces omissions ont peut être joué un rôle.

Ce n’est pourtant pas comme s’il y avait un manque de conditions caractérisées par la chaleur et la sécheresse.
Ce n’est pas comme si les violettes étaient d’obscures inconnues difficiles à trouver.
Ce n’est pas comme si la tradition ne chantait pas ses louanges.
Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas tout un tas de cholérétiques frustrés et en colère qui pourraient profiter d’un peu de douceur et de joie.

 

Peut-être que l’humble violette est juste trop gentille, peut-être n’agit-elle pas suffisamment fort et rapidement ?
C’est une question à considérer à l’échelle d’une population, mais aussi pour la communauté herboriste, ou nous nous reposons sur nos bases nutritives, mais sommes aussi de plus en plus fascinés par les soins puissants et les plantes au dosage à la goutte.

Paul Bergner nous partage que  » Dans la Bagdad médiévale, ‘’l’agrément’’ de pratiquer la médecine était donné comme une permission de pratique sur la place du marché…Une des règles était qu’un individu serait destitué de la pratique de la médecine s’il était observé qu’il y ait usage de plantes fortes là où une herbe douce aurait suffi, utilisé une herbe quand de la nourriture aurait suffi, où utilisé de la nourriture quand un simple avis sur le mode de vie aurait suffi.’’

J’avance que la violette est une plante douce et une nourriture qui est plus que suffisante.

 

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Un assortiment d’admirables préparations à la violette.

  • Cataplasme : écrasez des violettes fraiches et appliquez sur la peau : les violettes séchées peuvent macérer dans l’eau chaude pour se reconstituer.

 

  • Thé de violettes fraiches : hachez une quantité arbitraire de fleurs/feuilles de violettes fraiches dans de l’eau chaude et infusez jusqu’à ce que ce soit buvable. Yum.

 

  • Thé de violettes séchée : la même chose que ci-dessus, mais avec des violettes sèches écrasées.

 

  • Infusion froide (pour extraire les mucilages plus efficacement) : infusez 25 à 30 gr de violettes séchées dans 250ml d’eau froide pendant trois heures au moins. Filtrer et boire.

 

  • Infusion nourrissante de violette : verser un quart de litres sur 25 à 30 gr de violettes sèches. Infusez 4 à 8 heures, filtrez et buvez (vous obtiendrez aussi des mucilage de cette préparation car ils seront extraits après le refroidissement de l’eau.)

 

  • Lavement nasal/oculaire : infusez les violettes dans de l’eau (l’eau froide extraira plus de mucilages), et filtrez au filtre à café pour s’assurer qu’il n’y ait pas de résidus flottants (qui ne sont pas gênant pour boire, mais le sont un peu plus à verser sur le globe oculaire). Pour chaque 240ml ajoutez environ un quart de cuillère à café de sel. Agiter tant que le sel n’est pas dissous. Utiliser en lavement oculaire avec un gobelet à œil, dans un flacon de spray nasal…

 

  • Sirop de fleur de violette : pour 453 gr de fleur de violettes fraîchement ramassées, ajouter 1.182 litres d’eau bouillante, infuser pendant 24 heures dans de la porcelaine de chine (ndt : où un récipient en argent pour les arômes). Verser ensuite le liquide et filtrer doucement à travers de la mousseline. Ajouter ensuite le double de son poids avec le sucre le plus fin pour faire le sirop, mais sans le laisser bouillir (selon Grieve ). Vous pouvez aussi utiliser du miel : Tobyn, Denham and Whitelegg assurent que ‘’le miel de violette est plus nettoyant et moins refroidissant ; le sucre de violette fonctionne dans l’autre sens.’’

 

  • Huile de violette : froissez des fleurs/ feuilles de violettes fraîches, et infusez dans l’huile où graisse de votre choix pendant quelque heures jusqu’à une journée à faible température. Les violettes moisissent fréquemment quand elles sont infusées en pots en raison de leur contenance en eau, et même les extractions à la chaleur douce peut déraper si de l’eau résiduelle n’a pas été retirée avant embouteillage. Consultez les indications d’Henriette Kress : ‘’problèmes avec les huiles infusées’’ (traduit en français sur ce site)  pour éviter ce genre de désagréments. Plusieurs sources traditionnelles saluent la combinaison d’hule infusée de violette et de rose…à essayer.

 

  • Teinture : faire une simple teinture en hachant les feuilles / fleurs de violettes fraiches et en recouvrant de vodka à 50% dans un pot hermétique. Macérer au moins deux semaines. Ou, si vous préférez ajoutez 60 ml d’alcool pour chaque 30 gr de violette fraiche dans un pot. Macérer comme précédemment. Je ne ferait probablement pas de teinture de violettes seiches, bien que j’imagine que des violettes très récemment séchées pourraient convenir.

 

Article original 

Aussi de Jim Mcdonald: De l’intention

Inspiré par Jim Mcdonald :Des tempéraments et Des humeurs

 

 

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